Quatrième de
couverture : La démaoïsation de la Chine a commencé le 5 avril 1976,
du vivant même de Mao. Ce jour-là, plus de cent mille amis et partisans réenterrent à l’occasion de la fête des Morts chinoise,
leur bien-aimé Zhou Enlai, devenu le symbole de la résistance à l’absolutisme
du Grand Timonier, de l’Impératrice Jiang Qing et du groupe de Shangaï. La « manifestation des couronnes » prend
bien vite une telle ampleur et une telle portée critique que les dirigeants
chinois, Mao en tête, estiment n’avoir plus d’autre choix que d’y mettre fin
dans le sang.
Le récit, coloré et dramatique, d’une journée dont on
commence seulement à bien mesurer l’importance politique, est l’œuvre de Hua
Lin, un ancien « Garde rouge ».
Le commentaire, informé et décapant, est de Claude Cadart et de Cheng Ying-hsiang. L’affrontement
des deux lignes, celle de Mao, celle de Zhou, éclaire d’un jour nouveau tout ce
qui se passe actuellement en Chine.
On va être surpris ici, où tous les canards sont bons à
croquer, pourvu qu’ils soient pékinois.
Où il est démontré que l’irrévérence est le commencement
de la sagesse.