Résumé :
Lord Chesterfield (1694-1773) est surtout connu par ses fameuses lettres à son
fils naturel, ce « love child » dont il
voulut, mais vainement, façonner la psychologie en artiste pour en tirer un chef-d’œuvre
humain. Sa correspondance politique et littéraire est moins connue, encore que,
depuis toujours, un ouvrage qui leur fut consacré était réclamé tant en
Angleterre qu’en France. Alec Mellor nous présente
enfin ce livre capital.
L’intérêt du personnage est exceptionnel. Dès l’adolescence,
Chesterfield voulut se construire lui-même et son ascension jusqu’au sommet du
pouvoir fut une œuvre de réalisme intégral. Membre de la chambre des Communes à
moins de vingt-et-un ans, attaché au futur Georges II, pair d’Angleterre,
ambassadeur à La Haye, leader de l’opposition whig à Sir Robert Walpole,
vice-roi d’Irlande, ministre enfin, il traversa tous les orages. Tel fut son
étrange destin. […]