Quatrième de couverture : Le 27 janvier 1983
disparaissait le dernier des grands comiques français d'après-guerre. Après
Fernandel et Bourvil, se brisait le dernier maillon de la chaîne du rire, Louis
de Funès.
Cet
acteur, unique et multiple, s'imposa dans les salles obscures grâce au
personnage de Cruchot dans Le Gendarme de Saint-Tropez, mais aussi sur les planches, dans des
pièces comme Ah! Les Belles Bacchantes ou
Oscar.
Nul
n'oubliera ses cocasses compositions de personnages le plus souvent vils,
veules, pleutres : le commerçant de La
Traversée de Paris, le trafiquant du Corniaud,
le musicien de La Grande Vadrouille,
le commissaire Juve dans Fantômas, le PDG raciste de Rabbi
Jacob, don Salluste dans La Folie des
grandeurs, ou Harpagon dans L'Avare,
film testament dont il fut à la fois le scénariste, le réalisateur et
l'interprète.
Mais
derrière l'acteur perfectionniste, qui a croisé les plus grands noms du cinéma
- Bourvil, Fernandel, Brasseur, Fresnay, Gabin, Jouvet, Coluche -, transparaît
un homme rongé par l'angoisse, loyal en amitié et d'une générosité sans tapage.
Un homme de coeur, méconnu et discret, profondément
attaché à Clermont, le château familial de Jeanne de Maupassant, son épouse
attentive et sa confidente.