Quatrième de couverture :
Louise de Vilmorin fut un symbole : la dernière figure légendaire du
« monde », cette société aux allures proustiennes où l'aristocratie
cosmopolite flirtait avec la grande bourgeoisie européenne.
Née dans un univers de
raffinement, d'érudition et de patience – la famille des fameuses graines
Vilmorin – rien n'annonçait son existence tourmentée, superbe, un brin sulfureuse.
Louise se maria deux fois.
Avec un riche Américain, Henry Leigh-Hunt, avec qui elle passa quatre ans à Las
Vegas, de 1925 à 1929. Puis avec un aristocrate hongrois, le comte Paul Palffy qui l'emmena dans son château des Carpates où elle
vécut de 1938 à 1944.
Sa vie, marquée par une
suite ininterrompue d'aventures amoureuses – chez elle la séduction défia l'âge
et le temps – fut aussi la vie d'une brillante romancière, d'un merveilleux
poète très injustement oublié, et surtout d'une remarquable épistolière, dans
la lignée de la marquise de Sévigné, avec plus de fantaisie, de mordant, de
drôlerie.
L’auteur de Madame de, a
traversé le siècle entraînant derrière elle la plus inoubliable des escortes,
Antoine de Saint Exupéry, Jean Cocteau, André
Malraux, Francis Poulenc, Gaston Gallimard, Duff Cooper, Roger Nimier, Pamela
Churchill, Charlie Chaplin, Orson Welles, René Clair, Jacqueline Kennedy, Louis
Malle, Françoise Sagan, Pierre Seghers… Tous ceux qui comptèrent furent un jour
ou l'autre, reçus dans sa maison de Verrières où elle mourut le 26 décembre
1969. Malraux était auprès d'elle.
La voici, sous la plume de
Jean Bothorel, qui la ressuscite, belle, inoubliable et si scandaleusement libre.
Son histoire est celle d'un destin exceptionnel mêlant les rires et les larmes,
l'humour et le pathétique, les joies et les nostalgies.