Quatrième de couverture : Issu d'une famille de vieille
souche alsacienne, petit-fils de l'éditeur Paul Ollendorff,
Gilbert Grandval est né en 1904 à Paris.
En
1939, à la déclaration de guerre il est Directeur Commercial d'une importante
entreprise industrielle de la branche des industries chimiques dans laquelle il
est entré en 1927.
Pilote
de tourisme, totalisant de nombreuses heures de vol, il est mobilisé comme
sous-lieutenant pilote. Participant à la Résistance dès juillet 1940, il
devient en 1943 membre du Comité Directeur du Mouvement "Ceux de la
Résistance". En novembre 1943, Gilbert Grandval prend le commandement des
Forces Françaises combattantes de l'Intérieur de huit départements de l'Est de
la France (Région C). Deux mois plus tard, il est en outre chargé par le
Haut-Commandement des fonctions de Délégué militaire de cette même Région.
Nommé, après le débarquement, officier des Opérations
de la Région C, Gilbert Grandval groupe ainsi, entre ses mains, trois des
postes les plus redoutables de l'activité clandestine. A la Libération, le
général de Gaulle lui confie le commandement de la 20e Région
militaire (Nancy). Il est fait Compagnon de la Libération et Chevalier de la
Légion d'honneur. Sa Croix de guerre est ornée de trois palmes et d'une étoile.
Le 30
août 1945, Gilbert Grandval arrive en Sarre. Il y restera dix ans comme
Gouverneur, comme Haut-Commissaire, puis Ambassadeur
de France, chef de la mission diplomatique.
Officier
de la Légion d'honneur en 1946, il est promu Commandeur le 31 décembre 1948. Il
a reçu entre temps la Rosette de la Résistance et la "Legion
of Merit".
Le 20
juin 1955, il est nommé Commissaire Résident Général de la République au Maroc.
Après avoir pris courageusement position à l'égard du problème du trône
chérifien et tenté d'assurer par son action énergique la grande réconciliation
franco-marocaine, il se démet de ses fonctions le 22 août 1955. Gilbert Grandval
expose pour la première fois les péripéties de sa mission. Il relate au jour le
jour les conditions dans lesquelles il avait élaboré et soumis au Gouvernement
un plan susceptible de rétablir la situation, les résistances auxquelles sa
politique allait se heurter à Paris, et le déroulement inexorable des
évènements dramatiques dont la France subit actuellement le contre-coup.