Quatrième de couverture : Séville, 10 août 1519 : deux
cent soixante-cinq hommes s'embarquent pour une extraordinaire aventure. Ils
vont réaliser le premier tour du monde de l'histoire. Leur capitaine, un
Portugais : Fernand de Magellan. Navigateur expert, il a formé le projet
d'atteindre les Moluques, les fameuses îles à espiceries, en ouvrant un nouvelle route maritime vers l'ouest. Encore faut-il
trouver un passage au Sud des Amériques. Ce détroit, son esprit visionnaire en
a conçu l'idée. Il le découvrira et lui donnera son nom.
A
Antonio Pigafetta, un jeune italien, revient la tâche de rédiger le journal de
bord : fatigues et privations, échecs et succès sont présents à chaque page.
Mais, surtout, Pigafetta décrit des contrées jusque-là inconnues des Européens,
dépeint en anthropologue les peuples qu'il rencontre, leurs langues et leurs
coutumes : le Brésil, la Patagonie, les Philippines où Magellan est tué, les
Moluques regorgeant de cannelle et de gingembre, Java et son musc, l'océan
Indien et les Iles du Cap-Vert. Au terme de ce périple de trois ans sur les
mers du globe, une unique caravelle revient à Séville. A son bord, dix-huit
survivants. Ces hommes savent maintenant que la terre est ronde.
Sur
cet épisode capital de l'histoire humaine, Léonce Peillard
nous donne une admirable édition du manuscrit de Pigafetta conservé à la
Bibliothèque nationale, enrichie d'une préface, d'une postface, de notes
éclairantes et d'une précieuse bibliographie