Quatrième de
couverture : « J’ai voulu vaincre l’injustice, venger le pauvre
peuple exploité, humilié, asservi, fut-ce au prix de mon sang », cria
Mandrin à la foule venue assister à son exécution.
Ces paroles historiques, vous les retrouverez dans le roman,
fidèle à la grande émission télévisée où fourmillent les détails inconnus,
pittoresques et émouvants sur le célèbre Mandrin, un justicier populaire, le
plus honnête des « brigands », personnage qui se situe entre Robin
des Bois et Jacquou le Croquant.
On peut malaisément se rendre compte aujourd’hui qu’il
faillit ébranler le trône de Louis XV. « Ce brigandage peut devenir
illustre », a écrit Voltaire. Ce
héros représente les souffrances du peuple et sa colère ; jusqu’au
supplice final qui brisa sa carrière historique ; possédant l’étoffe d’un
grand général, il pressent déjà la révolution Française.
Brave, galant, débonnaire, d’un héroïsme jamais en défaut,
Louis mandrin, surnommé Belle-Humeur, était entouré
de réfractaires aussi joyeux que lui. Parcourant la France à une allure de
conquérant, Mandrin faisait de la justice une fête et de la guerre un roman de
cape et d’épée. Ses aventures féminines furent nombreuses et brillantes ;
il fit souche dans plus d’une grande famille, sans doute…
Ce récit qui respecte la vérité historique restitue le
véritable visage de ce gentilhomme du buisson, défenseur du faible et de l’opprimé,
rebelle à l’impôt, à la vente forcée, ennemi mortel de la ferme Générale et ancêtre
des commerçants contestataires comme des « paysans en colère ».
Haut en couleur, fertile en péripéties, abondamment
documenté et assaisonné par les merveilleuses complaintes d’Albert Vidalie, il tient le lecteur en haleine d’un bout à l’autre.