Quatrième de couverture : A un journaliste qui
lui demandait si elle écrirait un jour ses mémoires, Maria Callas
répondit : "La seule personne qui sait tout de moi et qui pourra
écrire mes mémoires, c'est mon mari."
Les mémoires de G.B. Meneghini constituent
en effet un témoignage précieux sur les débuts de la carrière de Maria Callas.
Celui qui fut le mari de la Callas décrit l'arrivée de la chanteuse en Italie
en 1947 : une jeune fille timide, lourde et gauche que personne ne
remarqua quand elle chanta aux arènes de Vérone. Meneghini
décida de l'aider. Maria Callas resta en Italie et essaya d'obtenir des
engagements, notamment à la Scala : où elle fut brutalement éconduite.
Mais le succès vint peu à peu et à partir des représentations à la Fenice de Venise, Maria Callas commença à compter dans la
vie musicale italienne. Entre-temps elle avait épousé Meneghini
qui devint son « manager » et elle entrait à la Scala. Tous les
théâtres du monde se la disputèrent bientôt. De triomphe en triomphe et de scandale
en scandale, Maria Callas atteignait le faîte de la gloire lorsqu'elle
rencontra Onassis pour qui elle abandonna son mari.
Ce livre est un document extraordinaire grâce aux écrits de
Maria Callas qu'il contient : des dizaines de lettres que la chanteuse
écrivit à son mari au cours des premières années de leur union. Des lettres
surprenantes et captivantes qui dévoilent les aspects inconnus de la "diva"
et permettent d"approfondir de façon nouvelle la
connaissance de son art. Les mémoires de Meneghini
fourmillent d"anecdotes savoureuses sur la vie
artistique de l'après-guerre : des quantités de personnages célèbres ont
approché Maria Callas, fascinés par son génie : Toscanini, Visconti, Zeffirelli, Elsa Maxwell. Tout cela est raconté avec verve,
émotion parfois. G.B. Meneghini trace ici le
portrait, sans doute définitif, de celle qui fut l'une des plus grandes
cantatrices du XXe siècle.