Quatrième de couverture : Pendant treize ans (1949-1961), Marie Besnard a
empoisonné la justice française. Petite bourgeoise de Loudun, dans la Vienne,
elle était accusée d'avoir fait mourir à l'arsenic son mari et toute sa famille
– treize personnes - pour hériter de leurs biens. Une extravagante série
d'assassinats que le juge d'instruction et la police échafaudèrent sur les rumeurs
d'une ville de province. Trois procès aux assises tournèrent à la confusion des
experts toxicologues de l'accusation, incapables de démontrer l'origine
criminelle de l'arsenic. Marie Besnard fut finalement acquittée, moins au
bénéfice du doute qu'en raison des erreurs commises par la machine judiciaire
pour obtenir, à tout prix, une condamnation. Il en reste l'énigme d'un
personnage hors-série et un dossier judiciaire « monstrueux », qui
constituent l'archétype des affaires ratées.