Quatrième de
couverture : Maximilien et Charlotte, tous deux jeunes, beaux,
ambitieux épris d’idées généreuses. Lui, frère cadet de l’empereur d’Autriche François-Joseph ;
elle, fille du roi des Belges, Léopold Ier. Ils se morfondent dans leur château
de Miramar, sur l’Adriatique, quand, un jour, on
vient leur offrir la couronne du Mexique. C’est l’évasion tant désirée car ils
savent qu’en Europe il n’y a pas de place pour eux. Ils partent avec le désir
sincère de régénérer un pays déchiré et ruiné par un demi-siècle de guerre
civile.
Poète, rêveur, libéral à la manière romantique,
Maximilien, aux prises avec les réalités mexicaines, va se montrer incapable de
gouverner un peuple troublé, travaillé par les républicains que commande un
chef indomptable, l’Indien Juarez. Versatile, influençable, le nouvel empereur
passe d’un parti à l’autre, perdant ainsi la confiance de tous. Il songe
bientôt à abdiquer. Mais Charlotte, douée de l’énergie et du sens politique qui
font défaut à son mari, s’y oppose. Elle ira plaider la cause de Maximilien
auprès de Napoléon III qui l’a engagé dans cette aventure, et auprès du pape
qui a donné sa bénédiction aux souverains du Mexique. Mais en vain. L’Empereur des Français et le
souverain pontife refuseront à la jeune impératrice le concours qu’elle
sollicite avec passion. Sous le coup de la déception, la raison de Charlotte
chancelle. Pendant ce temps, Maximilien succombe à Queretaro
où il est fusillé sur l’ordre de Juarez.
Le drame s’achève dans le sang et la démence. En moins de
trois ans, le couple tragique a accompli son destin. De ses ambitions, de ses
rêves, de ses espoirs, rien ne subsiste que l’ombre d’une vieille dame qui,
dans un château belge isolé du monde, vivra jusqu’à 87 ans. Une vieille dame
qui parfois, devant un visiteur, résume sa vie en quelques paroles saisissantes :
« Monsieur, on vous a dit qu’on avait eu un époux, un époux empereur ou
roi. Un grand mariage, et puis, la folie… ».