Résumé : Désigné
au troisième congrès mondial de l’Internationale Communiste pour faire partie
de « l’état-major de la révolution mondiale », l’auteur, dans ce
volume, décrit son activité d’envoyé du Comité exécutif de l’I.C. dans les pays
latins : France, Italie, Espagne, Portugal, Belgique, Amérique latine
entre autres, puis à Moscou comme chef du Secrétariat des pays latins et de la
section d’information de l’Internationale. Membre des commissions les plus importantes,
conciliateur respecté des partis en crise désigné à la présidence des
commissions d’arbitrage, il fut nommé membre du présidium et secrétaire du
Sixième congrès mondial qui marqua l’apogée de son activité communiste. A la
veille du Sixième congrès mondial, alors que Boukharine constatait que la « troisième
période » était celle d’une stabilisation du capitalisme occidental,
Staline s’opposa à cette analyse au sein du Comité central du parti russe,
affaiblissant les thèses de Boukharine et faisant de la « troisième
période » celle de l’offensive révolutionnaire communiste. Ce fut celle de
l’offensive fasciste. Soucieux de cette évolution de l’Internationale,
Humbert-Droz manifesta des réserves et prit des distances à l’égard de ce
gauchisme infantile, soutenant de son mieux l’effort de Boukharine pour
remédier à cette logomachie. […]