Quatrième de
couverture : Otto de Habsbourg est né en 1912. Prince héritier de l’empire
austro-hongrois, il voit ses prétentions au trône anéantis par la destitution
de son père, l’empereur Charles, en 1919. Exilé avec sa mère, l’impératrice
Zita, son père et ses frères et sœurs, commence pour lui une longue vie d’errance
d’abord centrée sur son opposition aux dictateurs Hitler et Staline, puis, à
partir de son élection au Parlement européen en 1978, sur la construction d’un
nouveau continent : l’Europe.
Otto de Habsbourg est l’un des derniers grands témoins du
XXe siècle. Il a connu deux guerres mondiales, la guerre froide, les grandes
révolutions et la décolonisation. L’histoire de sa famille depuis Charles Quint
se confond avec celle de l’Europe.
Fort de ce passé prestigieux, Otto de Habsbourg, président
de l’Union paneuropéenne, se bat quotidiennement pour que l’Europe trouve des
fondements solides. Cette construction est indispensable si l’on veut pouvoir
faire face aux crises qui nous menacent : « Comparée à une guerre des
nationalités en Russie, la guerre en ex-Yougoslavie n’aura été qu’un murmure du
vent dans les arbres. »
Observateur impartial, engagé au service de la vérité et de
la réconciliation, Otto de Habsbourg nous parle avec franchise des hommes qu’il
a rencontrés : Lyautey et Hindenburg, Hitler, Staline et Benes, Roosevelt,
Churchill et de Gaulle, Willy Brandt, F.J. Strauss et Helmut Kohl, Bill
Clinton, Milosevic, François Mitterrand et Edouard Balladur.