Quatrième de
couverture : Ramsès II fut le plus grand empereur d’Orient au XIIIe
siècle avant J.-C. Il n’a pas laissé de Mémoires, au sens moderne du terme ;
mais sa mémoire est partout en Egypte, sculptée et peinte sur les hauts murs
des temples et ceux des tombeaux, sur les stèles et les colonnes, sur les
obélisques, les statues et les objets ; des textes sur papyrus expriment
aussi sa pensée. Il n’est donc point malaisé de présenter le grand Pharaon
relatant lui-même les faits de sa longue vie. C’est ce que j’ai voulu faire
dans ce livre, afin de donner à l’histoire une expression plus humaine, plus
intime ; mémoires fictifs certes, mais parfaitement véridiques, tels que
Ramsès aurait pu les écrire. Je me suis attachée, en effet, à la lettre des textes
égyptiens, que j’ai traduits, et qui d’ailleurs parsèment ce livre ; j’ai
reproduit le style égyptien avec ses métaphores et ses images ; je me suis
directement inspirée aussi des représentations en relief ou en ronde-bosse et
des peintures. Je présente Ramsès, parvenu en son grand âge, égrenant les
souvenirs de sa longue vie.
Ce livre veut être une réflexion sur le pouvoir, le
reflet des pensées d’un prestigieux empereur vers la fin de sa vie, le
témoignage aussi d’une vaste expérience politique acquise au cours des guerres
et des échanges diplomatiques, nombreux, dans un Orient en plein renouveau,
tant spirituel que matériel. L’ère pharaonique prélude aux civilisations
classiques, dont elle est la source : le règne de Ramsès II en témoigne.
C.L.