Quatrième de couverture : Georges Fillioud, alors journaliste débutant,
intègre la première équipe rédactionnelle d’Europe n°1 en 1955. Dix ans plus
tard, devenu rédacteur en chef, il en est évincé pour « raison d’Etat » :
c’est son soutien à François Mitterrand, candidat à l’élection présidentielle,
qui lui vaut cette sanction. Ces circonstances l’amènent à « entrer en
politique ». Elu député de la Drôme, il devient un proche du futur chef de
l’Etat qu’il accompagnera tout au long de son parcours. Ministre de la
Communication de 1981 à 1986, il transforme l’audiovisuel en faisant voter des
lois qui suppriment le monopole d’Etat, autorisent les radios libres, créent
les nouvelles télévisions : Canal +, La Cinq, la Six et les réseaux câblés
aux multiples chaînes.
Au carrefour des médias et
des pouvoirs, il est un professionnel militant, tour à tour observateur et
acteur. Elu local, ministre, conseiller d’Etat, président de l’Institut
National de l’Audiovisuel, membre du Conseil de surveillance de la Sept, du conseil
d’administration de l’AFP, il termine sa longue carrière en qualité de
président de l’Assemblée générale de Arte. Georges Fillioud revient dans ce
livre, non sans humour, sur cinquante ans d’expérience, de rencontres, de
portraits et d’anecdotes sur les personnages qui font la communication et la
politique, saisis sur les rives de ses deux passions : l’information et la
politique.