Quatrième de
couverture : Comment avez-vous
trouvé votre enterrement ?
Plutôt réussi. Pluriel comme vous dites
aujourd’hui. La concomitance des cérémonies de Paris et de Jarnac avait quelque
chose d’inédit, d’original. Ce n’est pas donné à tout le monde de surprendre en
cette dernière circonstance. J’aurai fait parler jusqu’au bout. Etre accueilli
deux fois par l’Eglise, et en présence d’une trinité si détonante, cela
confinait à l’exploit, vous ne trouvez pas ?
Vos dernières volontés
ont-elles été respectées ?
A la lettre. André Rousselet s’y est employé avec sa rigueur
habituelle. J’avais sollicité de la sobriété dans l’hommage de l’Etat, et il y
en eut. J’avais souhaité que l’on évitât les discours, et l’on s’y tint. En
fait, il n’y eut aucune fausse note.
Et si François Mitterrand revenait ? Que dirait-il des
évènements qui se sont déroulés depuis sa mort ? L’ancien Président juge
le théâtre politique dont il a si longtemps orchestré les représentations. Il
regarde ce que le monde est devenu sans lui.
Quels sont les nouveaux protagonistes de la pièce qui se
joue en 1998 ?