Quatrième de
couverture : « Le Président parti chez M. Miguet,
relieur rue de Rennes, chercher quelques originales, ne trouvait pas dans la
compagnie de Louise-Charlotte son plaisir ordinaire.
Il semblait au Président qu’il remontait la IVe République chaque fois qu’il
avançait la jambe. La Vistemboir, sensible aux atmosphères,
gardait les yeux baissés sur ses bottines de box-calf citron. A distance, le
GIGN surveillait le socialiste et l’aristocrate.
Le Président fut taciturne pendant la promenade. On le vit
froid dans l’après-midi quand il remit sept Légions d’honneur à des artistes. A
l’heure du dîner qu’il rendait au sultan Qâbûs, il en
gardait l’œil noir et brillant comme une soutane frais pondue.
Partir… mourir un peu. D’accord, il s’ennuyait. Mais l’on s’ennuie
toujours avec ceux qu’on amuse. Il composait dans sa tête, comme au temps
heureux de la rue de Vaugirard où les Maristes formaient son esprit, le
discours qu’il prononcerait, juste avant l’annonce de son départ, sous l’Arche
de la défense devant un parterre de chefs d’Etat. »
De Mitterrand à Chirac, la plume de Manicamp
n’épargne aucun des princes qui nous gouvernent.
Qui est Manicamp ? Qui est l’auteur
du roman politique le plus vrai, le plus perfide de la décennie ? Un homme
de l’Elysée ? Un ami du Président ? Un chef de l’opposition ?
Pour ceux qui savent lire, la clef est dans le livre.