Quatrième de
couverture : J’ai voulu écrire à la première personne la vie de cette
prodigieuse figure d’entrepreneur du XIXe siècle : Ferdinand de Lesseps,
mon arrière-grand-père.
Après une enfance marquée par l’épopée napoléonienne et
un détour par la diplomatie, il se consacre à un rêve millénaire : le
percement de l’isthme de Suez. Deux mondes se rencontrent, l’Orient endormi et
l’occident conquérant, et cette rencontre est symbolisée par l’amitié de deux
hommes, Lesseps et Saïd, l’obèse pacha ouvert au progrès ; Palais et
déserts, splendeurs et misères, l’entreprise de Lesseps se déroule dans un
décor des mille et une nuits, mais aussi sur un fond d’intrigues diplomatiques ;
Toute une fin de siècle défile avec Napoléon III et l’impératrice Eugénie,
cousine et fidèle alliée de Lesseps, Victoria et Disraeli, ministres anglais et
nationalistes arabes… Fresque haute en couleur qui atteint son apogée avec l’inauguration
du canal, gigantesque célébration du progrès, au milieu de tous les peuples d’orient
rassemblés.
Mon arrière-grand-père était doué d’une puissante
personnalité. Impulsif, intuitif et d’instinct téméraire, il poursuivit un
idéal qui dépassait de très haut l’intérêt personnel. Au sommet de sa gloire,
il déclina le titre de duc de Suez. Idéaliste, ami des Bédouins, sa vie fut une
superbe aventure.
A. de L.