Quatrième de
couverture : On affirme souvent que M. Mendès-France est un auxiliaire
des communistes. Ce livre le prouve, à l’aide de faits précis, de documents
irréfutables, de citations et de références qui lèvent les derniers doutes.
En veut-on un exemple ?
S’adressant à des grévistes de L’Electricité de France, le
23 mai 1957, à Louviers, M. Mendès-France leur dit notamment ceci :
« Vous avez fait quatre heures de grève pour vos
revendications, mais il aurait fallu s’attaquer à la racine du mal et j’aurais
mieux compris que vous ayiez fait quatre heures de
grève contre la guerre d’Algérie. »
Cette déclaration figure en bonne place dans l’Humanité Dimanche (édition de l’Eure)
du 26 mai 1957. Elle n’a fait l’objet d’aucun démenti de la part de M. Mendès-France.
On peut donc la tenir pour exacte.
Or, il ne s’agit là que de l’application d’un mot d’ordre
lancé lors du 14e congrès du Parti Communiste, au Havre, quelques mois
auparavant. L’Humanité du 20 juillet
1956, rendant compte de ce congrès, écrit en effet qu’il faut « relier à la lutte pour les revendications
sociales la campagne pour la paix en Algérie ».
La synchronisation entre l’action de M. Mendès-France et
celle du Parti communiste est ici évidente ;
Mais cet exemple est choisi entre plusieurs dizaines d’autres :
qu’il s’agisse de la révolte hongroise, de la participation communiste à la
rébellion en Algérie, ou du lancement de telle ou telle campagne de propagande
communiste, M. Mendès-France n’hésite pas à se compromettre et à s’aligner sur
la Parti communiste.
Cet ouvrage constitue un acte d’accusation terrible
contre M. Mendès-France.