Quatrième de
couverture : Le nom et le destin de François-Athanase
de Charette, attachés à celui d'une des guerres
civiles les plus violentes et les plus sanglantes de l'Histoire, donnent lieu
aux interprétations les plus contradictoires. Pour les uns, c'est un chef de
bande fanatique, un gentilhomme pillard, cruel et dépravé, et à l'opposé, pour
l'imagination populaire traditionnelle, c'est le Monsieur de Charette de la célèbre chanson.
Michel de Saint Pierre replace Charette
au coeur du drame épique où il tient tête aux armées de la République menée par
Kléber, Marceau, Hoche, pendant plus de trois années. « Ce fut assez long pour
la gloire », écrit Michel de Saint Pierre.
La Terreur a fait 20 000 victimes. La guerre de Vendée
a laissé 350 000 morts, hommes, femmes et enfants, sur une population de
500 000 habitants. À quoi il faut ajouter les 200 000 soldats
républicains tués dans ces combats. De tels chiffres donnent la mesure de
l'acharnement des adversaires.
Il y a près de deux siècles, au nom de sa foi et de son roi,
Charette a inventé la guerre subversive moderne,
illustrée à notre époque, au nom d'idéologies opposées, par Mao, Giap ou Dayan
- la guerre de paysans-soldats rassemblés en une armée
de partisans aussi vite levée que dissoute, égaillée et réintégrée à la terre
des ancêtres et qui regagne ses métairies le soir après le fracas des armes.
À travers l'époque et les récits de batailles, Michel de
Saint Pierre nous révèle une face mal connue du héros : le panache et la
passion mêlés dans ce sabreur entouré d'une véritable cour d'amour, ce chef de
guerre qui n'allait jamais au combat sans être accompagné d'une « cavalcade d'amazones
» et qui portait en se battant les foulards et les écharpes que des mains
aimables avaient pour lui brodés de fleurs de lys.
Jusqu'ici, la plupart des monographies consacrées à la Guerre
de Vendée n'étaient que des ouvrages d'érudits. Michel de Saint Pierre y ajoute
une couleur et une dimension : celle d'une aventure « picaresque » dans
l'épopée.