Quatrième de
couverture : Le lieu : Verdun ; l’année : 1916.
Français et Allemands se livrent une lutte sans merci
pour tenter de rompre un front qui est figé depuis presque deux ans. Les forces
engagées de part et d’autre sont gigantesques. La bataille réclame chaque jour
son lot de combattants : on dénombre près de cinq cent mille victimes en
onze mois : une véritable « boucherie ». Une partie de la
jeunesse européenne est laminée sur ces quelques kilomètres carrés de terrain.
La guerre qui a embrasé le monde deux ans plus tôt aboutit ici à un suicide des
peuples.
Ce
livre nous plonge dans l'effroyable quotidien de Verdun : les gaz, les
pilonnages toujours plus violents, les attaques au lance-flammes, les tranchées
que l'on prend pour les reperdre aussitôt, la boue, et cette peur omniprésente
qui étreint les combattants. Avec Verdun, la guerre perd ses marques. Un point
de non-retour est atteint : la mort, désormais, sera industrielle.
La
victoire de Verdun n'est pas, comme on l'a trop souvent décrite, celle de tel ou
tel général. Qu'elle ait porté Pétain au pinacle avant de le rejeter, et
Nivelle au sommet avant son limogeage, importe moins que la lutte pour la
survie de centaines de milliers de Français et d'Allemands perdus au cœur de
l'enfer.
Ce
livre de Pierre Miquel publié en 1995 a connu un très vif succès. Il est devenu
un classique incontournable et s’inscrit très nettement dans le regain d’intérêt
manifesté depuis quelques années par le public pour la Grande Guerre.