Quatrième de couverture : "Tous les week-ends, avec
mes copains, nous nous retrouvions Chez Louisette, une sorte de cabaret dans le
marché Vernaison, aux puces de Saint-Ouen. On se
serait cru chez Michel Audiard: la salle aux murs gras sentait la frite, la
bière, le mauvais vin. Quant à la patronne, Louisette, c'était une vraie
tôlière de bistrot avec son accent parigot ! Un groupe de Gitans s'y produisait
et, un jour, pendant leur pause, l'un de mes amis me demanda de lui chanter du
Brassens. Un Gitan ma confia sa guitare à condition de partager avec lui le
fruit de la manche. Au moment de monter sur scène, mes sensations furent
indicibles; Les gens qui tentent un premier saut à l'élastique doivent
ressentir à peu près la même chose."
Dans
un ouvrage écrit à la première personne, Maxime Le Forestier dessine son
autoportrait avec la sensibilité et la rigueur qu'on lui connaît. L'enfant
élevé dans une famille de musiciens, et dont le père disparut pendant quinze
ans, fit ses débuts dans l'ombre de deux Georges (Moustaki et Brassens) et
connut le triomphe d'un premier album empli de tubes. Après les glorieuses
années soixante-dix de la vague hippie, ce chanteur-guitariste subit une longue
traversée du désert, qui prit fin le jour où il créa "Né quelque
part", chanson incontournable devenue un hymne antiraciste. Sa longévité
et sa variété musicales ont fait de lui l'un des plus grands chanteurs
français.
Né quelque part, publié en 2005 sous la forme
d'entretiens, paraît aujourd'hui dans une édition augmentée et entièrement
remaniée.