Quatrième de
couverture : Militairement, la campagne de Norvège fut un désastre.
Quelques troupes alliées, à peine équipées pour garder la Norvège contre une
agression germanique, à peine entraînées pour la guerre de montagne, sans
support d’artillerie ni transport, presque dépourvues de défense antiaérienne,
ne purent remplir leur mission lorsque les Allemands envahirent la Norvège et
débarquèrent leurs sept divisions.
Dans Norvège 1940,
Bernard Ash examine les évènements et les décisions
qui déterminèrent cet épisode héroïque mais désastreux ; Il suit de près
la part qu’y prirent les Norvégiens et les Alliés. Ce fut une campagne où pour
la première fois les forces navales, terrestres et aériennes furent combinées. C’est
une histoire qui expose de façon terrifiante les conséquences du refus des
démocraties de préparer, durant la paix, une guerre possible.
Cette opération brève, désordonnée, menée le long des
plages et des fjords de Norvège durant le printemps 1940 était, dès le départ, vouée à la faillite, à la honte. Eclipsée par la chute de la
France et l’évacuation de Dunkerque, c’est une campagne dont, à part les deux
engagements navals de Narvik, on ne sait presque rien si on ne l’a pas vécue.
Cependant elle eut des conséquences qui dépassèrent de beaucoup les forces
engagées et ce sont ses leçons qui plus tard nous permirent de gagner la
guerre.
Elle nous montra – peut-être à temps – à quel point nous
étions peu préparés à combattre les Allemands. Elle démontra que les campagnes
sur les terres étrangères ne peuvent pas être dirigées par un système de
commissions installées à Londres ; que des opérations combinées exigent un
contrôle unique ; qu’une couverture vigilante est indispensable aux
mouvements des troupes ; qu’une administration compliquée, des plans peu
réalistes et des mauvaises liaisons mènent droit au désastre. Elle donna aux
Alliés le temps d’apprendre. Par-dessus tout, elle confirma que les hommes qui
avaient perdu la paix ne seraient pas autorisés à perdre la guerre, car elle
contribua fortement à la chute de Chamberlain et à son remplacement par
Churchill.