Quatrième de
couverture : En 1923, un notable disparaît. Bien qu'il n'y ait pas de
cadavre, ni de preuves, ni d’aveu, son ami est accusé de l'avoir assassiné. Il
sera condamné au bagne à perpétuité. Cet homme, qui clamera toujours son
innocence, s'appelle Guillaume Seznec.
Depuis, les Français n'ont jamais cessé de se passionner
pour Seznec, devenu, tout autant que Dreyfus, le
symbole de l'erreur judiciaire : soixante ans plus tard, c'est encore et
toujours un sujet en pleine actualité.
Si l'affaire Seznec demeure l'un
des grands mystères de l'histoire criminelle, c'est aussi le témoignage de la
plus belle lutte pour la justice de notre époque, la lutte opiniâtre de toute
une famille, sur plusieurs générations, pour obtenir la révision.
Denis Le Her-Seznec est dans son
berceau quand son grand-père, gracié, revient en France après vingt-quatre
années de bagne. Il n'a pas deux ans lorsque son père, témoin important dans
l'Affaire, est assassiné. Il découvrira peu à peu le drame qui a bouleversé les
siens et partira dans la jungle de la Guyane sur les traces du bagnard. Lancé à
corps perdu dans sa quête du passé, il va, pendant des années, enquêter,
interroger les derniers témoins, retrouver des documents, consulter les
dossiers officiels interdits et reconstituer ainsi le puzzle de la machination
dont fut victime son grand-père.
La requête en révision porte à la Chancellerie le numéro 001.
Mais réhabilitation ou pas, Nous, les Seznec restera comme un bouleversant témoignage, une
contre-enquête exemplaire. Cette histoire politico-criminelle
pourrait être lue comme un roman à suspense, aux rebondissements stupéfiants…si
ce n'est qu'à chaque page c'est bien une famille meurtrie dont nous entendons
la voix, dans ce récit d'un petit-fils qui, littéralement, crie justice.