Quatrième de couverture :
Editeur, homme d’affaires, dandy, séducteur, Pygmalion, rival incontesté de
Gaston Gallimard et de Bernard Grasset, figure mythique de l’édition française,
René Julliard insuffle de 1942 à 1962 un nouvel esprit dans la république des
Lettres.
Sa carrière commence à Vichy en plein conflit mondial.
Editeur dans un même élan de Pétain et de Jean Zay – l’ancien ministre de Léon
Blum -, il révèle d’emblée une personnalité complexe.
D’un dynamisme exceptionnel, d’une curiosité insatiable
mâtinée d’un flair de renard, il fait de sa maison un des hauts lieux d’attraction
pour les jeunes écrivains de l’après-guerre. Il obtient trois Goncourt d’affilée
pour Jean-Jacques Gautier en 1946, Jean-Louis Curtis en 1947 et Maurice Druon
en 1948. Le coup de tonnerre en 1954 de Bonjour
tristesse, le premier roman de Françoise Sagan, puis l’Affaire Minou
Drouet, devaient le faire entrer dans la légende de l’édition. Julliard joue
également un rôle de premier plan dans la vie politique de son temps. Ami d’Edgar
Faure, proche de Mendès France, familier du roi du Maroc et de Bourguiba, il œuvra
pour la décolonisation de l’Afrique du Nord jusqu’à sa mort, le 1er
juillet 1962, jour de l’Indépendance de l’Algérie.