Quatrième de
couverture : Le 6 avril 2005, avec le décès de S.A.S. le Prince
Rainier III, disparaissait l'une des hautes personnalités politiques majeures
des cinquante dernières années. En plus d'un demi-siècle, le souverain a
transformé la Principauté de Monaco en État moderne mais respectueux des
traditions, ouvert sur le monde et où la ferveur populaire envers le prince n'a
jamais faibli, par-delà les joies et les malheurs. Au moment où, après une
brève régence, commence le règne du prince Albert II, Jean des Cars dresse, en
historien et en témoin privilégié, le portrait de celui que tous les
Monégasques appelaient « Le Patron ». De son avènement en 1949 dans
une situation précaire à la Principauté d'aujourd'hui prospère, enviée,
jalousée, membre de l'ONU et du Conseil de l'Europe, Monaco a augmenté sa
superficie de 25 %, gagnant sur la mer et en hauteur. Les enfants, Caroline,
Albert et Stéphanie, ont grandi en même temps que la Principauté.
Soucieux de l'indépendance de son pays, le défunt
monarque voulait « rendre Monaco aux Monégasques », lors de la
signature de nouveaux traités avec la France, en 2002. Dans ce livre, Jean des
Cars raconte l'extraordinaire entêtement des Grimaldi à défendre leur célèbre
Rocher. Depuis plus de sept siècles, voici l'épopée peu connue de la plus ancienne
dynastie régnante d'Europe. Seigneurs de Monaco, puis princes dès 1619, les
Grimaldi sont engagés dans tous les enjeux européens. Les canons de la
forteresse tonnent, les galères monégasques menacent le commerce vénitien
tandis que des liens complexes, parfois tumultueux, se tissent avec la France
en pleine unification. Louis XIV accueille Monaco à sa cour, la Principauté
résiste à la Révolution française, s'engage aux côtés de Napoléon Ier`, survit
au Congrès de Vienne grâce à Talleyrand et connaît un fantastique essor sous le
Second Empire avec le prince Charles III, le créateur de Monte-Carlo, en 1866.
Albert I, qui parcourt les mers, est le prince savant. Louis II est le prince
soldat, qui se bat pour la France et renvoie ses décorations allemandes à Guillaume
II. Et en 1956, le monde entier est séduit par la merveilleuse Grâce Kelly
devenue la première Américaine princesse de Monaco et dont l'étoile ne
s'éteindra jamais.
Albert II est le nouveau, « Patron », aux
commandes d'un État qui n'a plus rien d'une d'opérette désuète, et est devenu,
sous la poigne ferme de son père, une entreprise au chiffre d'affaire
impressionnant. Commencée en 1297, voici la grande histoire d'un pays exigu
mais qui compte plus qu'on ne le pense dans la communauté internationale.