Quatrième de couverture : Soliman le Magnifique, le
plus glorieux des sultans ottomans, fit trembler l'Europe pendant près d'un
demi-siècle. En quelques années, il conduit son armée - la première du monde -
jusqu'aux portes de Vienne, devient le maître de la Méditerranée et s'installe
à Bagdad. Face à ce redoutable conquérant dont le devoir est d'étendre toujours
plus les terres de l'Islam, la Chrétienté est incapable de s'unir: Charles
Quint doit signer l'humiliant traité de Constantinople tandis que François 1er,
le Roi Très Chrétien, se fait le complice du Grand Turc.
« Ombre
de Dieu sur la terre », mais aussi habile politique et despote
tout-puissant, Soliman dirige fermement l'Etat avec l'aide de ses grands
vizirs. Si Dieu lui a donné le pouvoir, c'est pour qu'il assure la justice et
le bien-être de ses sujets. Il recula les limites de l'Empire plus qu'aucun des
sultans ottomans, mais c'est sous le nom de Législateur qu'il est passé dans
l'histoire de la Turquie.
Dans
cet empire qui règne sur trois continents, qui compte plus de 30 millions
d'habitants et brasse presque toutes les races et les religions connues, la
noblesse héréditaire n'existe pas: l'administration - remarquablement organisée
- est tout entière aux mains de Chrétiens islamisés dont l'élite, parvenue aux
honneurs et à la fortune, formera des esclaves dévoués au sultan jusqu'à la
mort.
Des
finances prospères, une économie dirigée et autoritaire: c'est bien sous le
règne de Soliman que l'Empire ottoman atteint son apogée. Les villes et les
campagnes connaissent une croissance économique et démographique sans
précédent. Istanbul d'abord, la plus grande ville du monde, où l'on assiste à
un formidable renouveau des arts et des lettres, capitale prestigieuse, siège
du Sérail et des plus sombres intrigues...
Historien
et journaliste, André Clot a passé de nombreuses années dans les anciens pays
de l'Empire ottoman.