Quatrième de
couverture : Un grand écrivain appartient à tout le monde. Il n'est pas
question pour René Andrieu de s'approprier Stendhal ; au contraire, il en
montre la diversité et les contradictions. Qui fut réellement Henri Beyle ?
Un « aristocrate achevé » comme le dit Prosper Mérimée ? Un « jacobin
enragé » comme il le proclamait lui-même ? René Andrieu a toujours été
fasciné par cet homme complexe, à cheval entre deux siècles comme entre deux
révolutions et qui connut et jugea quatre régimes politiques.
Cet officier qui dut renoncer à la
carrière des armes, ce diplomate qui végéta dans des postes secondaires, ce
romancier qui définit et illustra l'égotisme, eut de fulgurantes visions de
l'amour - la cristallisation - de la politique - bien qu'il meure six ans avant
la révolution de 1848 - et de la littérature, bien qu'il vécut à peu près
ignoré sauf de Balzac et de Goethe.
Dans cet essai passionné, mais lucide, René Andrieu nous
fait découvrir un Stendhal peu connu des manuels scolaires et des chapelles
universitaires, un Stendhal humain, mieux encore : un Stendhal étonnamment
actuel.