Quatrième de
couverture : Un nom, une voix : Menie
Grégoire. Bien plus qu’une émission quotidienne de radio : un dialogue
permanent avec les autres pour comprendre ce que tous ceux qui s’adressent à
elle cachent dans leur « enfer » personnel : rêves ou passions
secrètes, angoisses et cauchemars.
Mais si les interlocuteurs se confient sans retenue à Menie Grégoire, s’ils lui disent leur vérité, c’est qu’ils
sentent que Menie Grégoire peut tout comprendre parce
qu’elle a connu un destin exceptionnel.
On ne savait rien de son existence. Elle la raconte ici,
sans rien dissimuler. Cette femme qui a contribué par ses émissions à orienter
bien des consciences, nous ouvre la sienne. Elle évoque son enfance parmi les
sorcières de Vendée, dans une étrange famille chouanne, plongeant dans un long
passé de guerres et d’aventures, pour déboucher sans transition dans le grand
Paris du pouvoir, de la lutte et de la pensée. Elle s’interroge : le
hasard existe-t-il ? Est-il vrai que, comme elle le dit, « le hasard
c’est nous » ? Pour elle, ce fut le choix de se soumettre pendant
sept ans à une psychanalyse freudienne. Ce fut aussi le choix d’appliquer aux
mass média et à la compréhension d’une société une technique encore réservée
jusqu’alors aux soins individuels.
Le destin de Menie Grégoire est
celui d’une pionnière qui a participé à toutes les transformations intérieures,
à tous les bouleversements de notre époque : l’émancipation des femmes et
des jeunes, la révolution sexuelle, la transformation des lois. « Tous les
êtres vivent au même moment, dans le même monde, à peu près la même chose »,
dit-elle. Et : « Je voudrais qu’à travers moi, les autres se
comprennent ».
Les autres (un million de lettres et d’appels) sont présents
à chaque page, membres d’une même famille, dans un formidable témoignage
collectif.