Quatrième de
couverture : " La plus grande sainte des temps modernes ", a
dit le pape Pie X dès 1914, en parlant de sainte Thérèse de Lisieux.
Pourquoi elle, qui ne fut qu'une petite bourgeoise de la
fin du XIXe siècle ? Partout dans le monde, on célèbre le centenaire de sa
mort, 1897-1997. D'Edith Piaf aux cinq derniers papes, elle a fasciné des
millions d'esprits. Elle est sûrement la Française la plus vénérée sur terre.
On retrouve son sourire, sa statue et ses roses de Ghardaïa à Nouméa, de Tokyo
à Beyrouth, d'Oslo à Aurangabad, de la baie d'Hudson à l'Ile de la Réunion.
Contemporaine de Rimbaud, Marx, Van Gogh, Dostoïevski,
Freud, Nietzsche et Wagner, elle n'a jamais cessé et elle n'a pas fini de
déplacer les foules et de surprendre sous des apparences banales. Elle égale
ces génies et répond à sa manière aux mêmes questions qu'eux: pourquoi la
liberté ? doit-on avoir peur de l'avenir, et si Dieu
n'existait pas ? pourquoi souffrir si l'on aime et
d'abord comment aimer ?
On attend qu'elle soit déclarée " Docteur de
l'Eglise ". Encore faut-il être aidé pour surmonter les obstacles qui nous
séparent peut-être d'elle.
Le père Bernard Bro, familier
des écrits et de la prière de Thérèse de Lisieux depuis cinquante ans,
initiateur de l'édition critique de son oeuvre depuis
trente-cinq ans, fondateur avec Mgr Guy Gaucher et les pères Descouvemont et De Meester du
groupe d'études des " thérésiens ", propose une synthèse de la vie et
du message, des intuitions et des paradoxes de celle qui, avec Pascal, est sans
doute le plus grand génie religieux de l'histoire de France.