Quatrième de
couverture : « Tu es Pierre, avait dit Jésus, et sur cette
pierre, je bâtirai mon Eglise. »
Parti de Jérusalem, le premier des apôtres alla donc à
Rome fonder la première Eglise de Jésus.
C'était il y a deux mille ans. L'orgueilleux Empire
romain n'est plus. Ni aucun de ceux qui vont venus après de lui. L'Eglise est
toujours là. Vivante.
Rome est devenue la capitale intemporelle du
christianisme, qui n'est pas une patrie, ni un territoire. Simplement une foi,
c'est-à-dire la transmission de paroles et de gestes à travers l'immensité du
temps, proclamant la résurrection du Christ et la victoire sur la mort.
Cette année, des milliers de pèlerins convergeront vers
la Ville éternelle. Or la plupart ignorent à peu près tout de ce que fut
l'histoire de l'Eglise. Ils gardent en mémoire quelques images : les chrétiens
dans l'arène, les flèches des cathédrales, la folle aventure des croisades, les
bûchers de l'Inquisition.
Mais quels procédés, quelle sagesse, voire quel miracle,
ont-ils permis à cette étrange organisation de surmonter l'obstacle décisif :
le temps ? Qui a fait quoi ? Quelles défaites l'Eglise a-t-elle subies ?
Quelles erreurs capitales a-t-elle commises ?
Des centaines de papes se sont succédé sur le trône de
Pierre, dont tout le monde ignore les noms. De leur existence, on ne connaît à
peu près rien.
Quelle aventure, pourtant ! Rome a été envahie près de
vingt fois, et détruite cinq fois. Des dizaines de papes ont dû fuir leur
ville, pour éviter d'être assassinés. En vérité, l'histoire de l'Eglise est une
tempête dont le fracas n'est pas venu jusqu'à nous. On trouvera ici l'essentiel
de cette épopée inconnue.