Quatrième de
couverture :
Un Gaulliste de la
IVe : Pour Raymond triboulet, « gaulliste historique »,
l’histoire du gaullisme commence à Munich en 1938, que suit bientôt la débâcle
de 1940. Ne pas cesser le combat : de cette épreuve surgissent de Gaulle et
ses compagnons. Après les luttes de la résistance en Normandie, Raymond
Triboulet est désigné, en juin 1944, comme unique fonctionnaire préfectoral
dans la tête de pont du débarquement. Avec la Libération, un autre combat
l’attend, qu’il va mener à l’Assemblée nationale de 1946 à 1958. Parlementaire
convaincu et président du groupe gaulliste de l’Assemblée, il montre ici
comment il a pu être député et
gaulliste sous la IVe République. Il restitue, dans
leur réalité trop méconnue, les travaux et les débats décisifs de cette
assemblée et il éclaire en particulier le véritable enjeu européen de l’époque.
Par un homme qui joua un rôle déterminant, voici les moments forts de ce
régime : de la décomposition spontanée des gouvernements au soutien
gaulliste à Mendès France et Guy Mollet, de l’élection de René Coty, son ami,
au ralliement du socialiste Guy Mollet en mai 58, Raymond Triboulet apporte
nombre de révélations. Et surtout, il fournit ici la preuve que les députés
gaullistes ont atteint leur but : le retour légal au pouvoir du général de
Gaulle. Un témoignage d’une grande franchise, qui bouscule bien des idées
reçues.
Un ministre du
général : Du premier volume des Mémoires de Raymond triboulet, Un Gaulliste de la IVe, Henri Amouroux écrivait qu’il s’agissait « d’un livre plein
de feu et de passion, d’un livre adolescent, mené comme une charge de cavalerie,
sans ces précautions qui rendent si ennuyeux à lire les Mémoires de certains
hommes politiques ». Une même ardente franchise, un même souci de la
précision historique, caractérisent ce nouveau volume consacré aux années de la
Ve République, de 1958 à la mort du général de Gaulle.
C’est le drame de l’Algérie : Raymond Triboulet
révèle que la politique du Général était celle de l’Association, mais que les
« exécutants » n’y croyaient pas et que chaque désordre algérien
orientait la pensée du chef de l’Etat. C’est le grand dessein de la Coopération
avec l’Afrique noire et Madagascar que Raymond Triboulet prendra à cœur, malgré
l’hostilité aveugle du Quai d’Orsay. C’est enfin Mai 68, dans lequel l’auteur
n’hésite pas à voir « l’échec final » de Georges Pompidou, Premier
ministre.
Raymond Triboulet siégea au Conseil des ministres auprès
du général de Gaulle jusqu’en 1966, et il donne aujourd’hui à lire les notes
qu’il prit sur le vif. Un témoignage historique de première importance, par
l’une des grandes figures de la Ve République.