Quatrième de couverture : Moustache gauloise, gros
velours paysan, on connaît la silhouette familière d'Yves Robert, acteur et
metteur en scène. La guerre des boutons,
Alexandre le bienheureux, Un éléphant ça trompe énormément ou La gloire de mon père comptent
parmi les succès de cet artisan-cinéaste qui a su rencontrer le public, tout en
accomplissant une oeuvre personnelle.
Yves
Robert raconte son enfance enchantée à la campagne, son adolescence d'ouvrier
imprimeur à Paris, sa découverte par hasard de l'univers du spectacle.
Evocation du Saint-Germain-des-Prés et du théâtre d'après-guerre, dont il est
l'une des figures de proue : la Rose-Rouge, Jean Genet, Boris Vian,
Queneau, Prévert, Anouilh, Marcel Aymé… Sa vie entre scène et coulisses, sa
rencontre avec Danièle Delorme.
L'acteur
et metteur en scène de cinéma rend hommage aux auteurs, acteurs ou techniciens
qu'il a connus (Gérard Philipe, René Clair, Pagnol, de Funès, Jean Carmet…).
Mais
le citoyen engagé fait entendre également ses révoltes et ses battements de coeur. Il commente au passage les pages de notre Histoire,
de 36 à mai 68, de Vichy à François Mitterrand.
Pour
dialoguer avec Yves Robert, le provoquer parfois, un « candide » :
Jérôme Tonnerre, scénariste d'une vingtaine de films (Claude Sautet, Philippe
de Broca, Claude Lelouch…), adaptateur de La
gloire de mon père et du Château de
ma mère.
Naturellement
doué pour le bonheur, Yves Robert raconte ici la vie du spectacle, mais on le
découvre avant tout émerveillé par le spectacle de la vie !