Quatrième de
couverture : Prodigieuse chronique littéraire, artistique et politique
des années 1840-1940, cette saga d’une famille bien française révèle, au-delà
des images d’Epinal et des idées reçues, le vrai visage de la « tribu »
Daudet.
Après une enfance nîmoise dans une famille de soyeux
ruinés des Cévennes, une adolescence lyonnaise et une pittoresque vie de bohème
à Paris, Alphonse Daudet devient, après 1871, l’un des écrivains les plus
fortunés de son temps.
Mais Daudet n’était pas seulement l’auteur gentil des Lettres de mon moulin. Cet homme d’une
sensibilité étrange, presque maladive, fort peu chaste, buveur et fasciné par
les bas-fonds, chantre de la musique de Wagner et des peintres les plus
modernes, fut un antisémite et un anti-dreyfusard
convaincu.
Insistant sur le rôle important joué par sa femme Julia
Allard, cette « polybiographie » trouve son
ciment dans le thème de l’hérédité cher à Zola qui fut, d’ailleurs, l’un des
meilleurs amis de Daudet.
Léon, le fils aîné d’Alphonse, dirigera le quotidien de L’Action française, devenant le plus
violent des polémistes de la droite la plus conservatrice. A travers lui
revivent les affaires les plus sinistres de la troisième République…
Quant à Lucien, second fils d’Alphonse, il fut l’ami de
Proust, Cocteau, Radiguet et des dadaïstes.
Une famille complexe dont l’évolution (ou l’inertie)
recoupe l’histoire française commencée avec la Révolution de 1848 et se
refermant sur le pétainisme, dans la nuit de l’Occupation… Un tableau de la
société dans les coulisses duquel on verra se profiler au quotidien Charcot,
Gambetta, Drumont, les Goncourt et les enfants Hugo…