Quatrième de
couverture : Vincent van Gogh n’a vendu qu’une ou deux toiles dans sa
vie à un prix très bas. Or le 11 novembre 1987, en pleine crise boursière, Les Iris peints en mai 1889 à l’asile de
Saint-Rémy, on atteint chez Sotheby’s à New York, la somme incroyable de 53 900 000
dollars, soit 306 152 000 francs ! C’est le record absolu pour
un tableau dans le monde.
Les Iris furent
exposés au Salon des Indépendants de 1889, et Théo écrivit à son frère qu’ils « ont
été vus par beaucoup de personnes qui m’en parlent » ; il affirmait d’ailleurs
que « c’est une de tes bonnes choses. Je trouve que tu es le plus fort en
faisant des choses comme cela ». Dix ans après la mort de Vincent, Les Iris furent acquis par l’écrivain
Octave Mirbeau avant d’entrer dans une collection américaine. Le tableau
appartient maintenant à une société japonaise. Un siècle après sa mort, Vincent
an Gogh, qui vécut et disparut dans l’indifférence, pauvre et, sauf par son
frère et ses rares amis, méprisé, reçoit – revanche dérisoire – le prix de son
génie.