Quatrième de
couverture : Ce livre est un récit sur Vichy après la débâcle et l’exode,
un récit qui commence dans les pâmoisons de foule devant le Maréchal et se
termine dans l’embrasement de la rade de Toulon. Long et poignant circuit sur
fond de « Love Story ».
L’auteur a échoué à Vichy où elle s’efforce d’obtenir les
visas américains afin de rejoindre son fiancé, un écrivain hongrois d’origine
juive qui a réussi à gagner les Etats-Unis. Elle travaille comme correspondante
d’une agence de presse suisse et, de ce fait, doit suivre l es évènements
au jour le jour.
Le drame de l’époque ressort à chacune de ces pages :
la question juive, toujours plus angoissante, le problème des lâchetés, des
abandons, celui de la vieillesse avec le maréchal Pétain et sa politique
attentiste en harmonie avec sa stature branlante de gloire du passé.
Tableau déchirant où l’on voit évoluer des personnages de
premier plan du monde diplomatique et de la presse et parmi eux, l’ambassadeur
Manoël de Miranda, Don Quichotte du XXe siècle qui a préféré l’exil aux fastes
d’un poste sous la dictature de Franco et qui joue à Vichy le rôle d’éminence
grise pour les républiques sud-américaines. On suit les missions secrètes du
courageux diplomate canadien Dupuy, seul lien entre Vichy et Londres. Enfin,
les derniers mois de cette longue escale à Vichy seront placés sous le signe de
la Marine, grâce à la rencontre de l’auteur avec un officier attaché au cabinet
du Secrétaire d’Etat à la Marine et qui deviendra son mari. L’invasion de la
zone libre submergera la plupart des acteurs du drame et se terminera pour
certains dans un terrifiant holocauste.
Ce livre, à la fois autobiographique et historique, seul
le recul du temps a permis de la publier. En même temps que ses souvenirs personnels,
l’auteur a utilisé les carnets de son mari où, pour la première fois, seront
relatées en détail les dissensions qui divisèrent la Marine et aboutirent au
désastre de Toulon.