Quatrième de
couverture : On a souvent appelé Roger Peyrefitte « le Voltaire moderne »
par rapport à ce que son style, son tour d'esprit, son ironie et le ton de son
oeuvre peuvent évoquer de son illustre devancier. Mais c'est pour des raisons
plus profondes qu'il devient maintenant son biographe. Voltaire était son héros
français, comme Alexandre le Grand son héros grec. Après s'être acquitté envers
l’un par une trilogie mémorable, il aborde aujourd'hui celui que Goethe a
qualifié « le Français suprême, le plus grand écrivain de tous les temps
».
L’amour qu'il lui porte depuis son enfance, et qu'il
entretient par un commerce continuel avec les ouvrages de l'auteur de Candide, n'est évidemment pas aveugle,
mais éclairé. Les lumières qu'il jette sur des aspects de sa vie et de son
entourage, font de ce livre quelque chose de tout à fait nouveau. Le Voltaire
qu’il nous campe, dans « sa jeunesse et son temps », n'est pas un Voltaire
traditionnel, mais inattendu et parfois scandaleux, c'est-à-dire authentique. Le
XVIIIe siècle est la période littéraire française la
plus particulièrement chère à l'auteur de la
Jeunesse d'Alexandre. Il était donc à son aise, à travers mémorialistes,
historiens et chansonniers de cette époque, pour la faire revivre avec minutie,
sans préjugé et sans fard. Homme de la liberté, il libère de leur masques
Voltaire et son temps.