Quatrième de
couverture :
Zita de Bourbon-Parme, jeune fille en fleur à la Cour de l’empereur
François-Joseph. Les trois temps de la valse impériale dans les bras d’un
prince réellement charmant qui ne semble en rien destiné à monter si précipitamment
sur le véritable trône des Habsbourg. Et puis, la machine implacable du
destin : Mayerling, Sarajevo, la guerre et, dans ces interminables noces
de nuit et de sang, le double couronnement, en 1916, à Vienne et à Budapest.
L’empereur
Charles. Jeune homme sage, plaqué aux commandes d’un vaisseau fou sur une mer
d’abîmes, au cœur d’un vieux continent qui s’immole, de l’Isonzo à la Somme, de
l’Yser au Dniepr. La fête macabre finie, le carnage consommé, la carte de
l’Europe n’est plus qu’un masque défiguré, une grimace qui vient digérer trois
empires : le russe, l’allemand, l’autrichien.
Tandis
que Zita accompagne son mari dans d’improbables aventures de restauration, puis
dans l’agonie sur les hauteurs inhospitalières de Madère, tandis qu’elle mène
ses nombreux enfants de l’Espagne à la Belgique, de la Belgique à l’Amérique,
les peuples s’abandonnent à leurs pires génies. Les ogres se nomment Mussolini,
Staline, Hitler.
Années
de cauchemar et de magie noire. Pour Zita aussi, dont le long cheminement fut
tout entier tendu vers les idéaux d’avant la catastrophe : monarchie,
catholicisme, union de l’Europe sous ce double étendard.
Si
l’Europe des Habsbourg est révolue, celle de demain ne pourra s’inventer sans
la mémoire de ses origines. Ce livre, par-delà le profil captivant de la
dernière impératrice, témoigne de la réalité d’une Europe centrale déchirée et
déchirante et, à ce titre, élucide fort opportunément quelques-unes des voies
qui nous ont conduits où nous sommes, aujourd’hui.