Quatrième de
couverture : Chez les Jardin, les tourne-disques furent et sont
toujours des appareils à faire chanter Charles Trenet.
Des journaux m’ont appris qu’il est né un an avant que l’on
creuse les tranchées de 1914 ; mais il ne faut pas croire ce que raconte
la presse. Trenet renaît dès qu’un être frissonne au son de sa voix.
Il ne passe pas car la fraîcheur ne peut vieillir pas
plus que l’eau ne peut brûler. N’a-t-il pas répondu un jour à un journaliste
qui lui demandait jusqu’à quel âge on peut tomber amoureux… »je ne sais pas, je n’ai que soixante-dix ans »… Non, il
ne l’a pas dit. Mais il aurait pu le dire tant il est vrai que Trenet est un
poète de la vie, du printemps et non de l’automne.
Trenet, c’est un pied de nez au cyniques, à tous les
empaillés qui étouffent leurs émotions en serrant leur cravate. Il a le culot
de célébrer le bonheur, il nous parle de la France comme d’une antichambre du
paradis. Et s’il avait raison ?
Alexandre Jardin